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21 août 2012 2 21 /08 /août /2012 08:52

 le sifflement sinistre des Stukas me rappelait le son de l'auto cuiseur quand ma mère préparait le ragoût du vendredi soir. J’essayai encore une fois de me rouler en boule dans mon uniforme infesté de poux mais je prenais toujours trop de place dans ce trou . J'étais assis dans 15 centimètres de boue, les mains autour des chevilles et la tête entre les genoux attendant que ça passe ;ça passe toujours. Ce n'était même pas la peur qui m'étreignait le plus fort mais un sentiment d’exaltation étrange, comme si malgré tout leurs efforts ils ne parviendraient pas a m'avoir si je me faisais tout petit, sous la protection de ma mère. Je ne savais plus ou était le reste de mon unité, ni le commandement ni notre bon Staline dont la moustache lui donnait toujours un air comique. Le roulement de tambour commença à s'approcher à pas de géant, il me faisait l'effet d'un dieu furibond et hystérique déchaînant sa colère contre nous. Je serrai un peu plus mon fusil, ce moment était toujours le plus pénible.......Puis le chaos. oreilles sifflantes. paysage glacé virevoltant autour de moi. Douleur.

 

Instinctivement je me lève et j'aperçois la plaine du Don s'étendant langoureusement devant moi. Sur ma droite me parvient l'odeur si particulière de l’essence, des dizaines de nos chars brûlent comme autant de grand épouvantails incongrus. Je ressens un picotement au bras et au ventre, mon sang macule mon uniforme et laisse des taches d'encres rouges sur la neige, cela me rappelle les corrections des professeurs sur mes copies, ils utilisaient toujours trop d'encre. Je me mets à marcher, ombre titubante entre les carcasses de chars et les trous, je ne sais pas vraiment ou je vais mais je dois bouger ,trouver un abri, rentrer à la maison avant qu'il ne soit trop tard mes parents pourraient s’inquiéter. Puis l'odeur des corps s'ajoute aux autres, mes camarades se reposent dans leurs trous, certains n'ont plus de jambes, d'autres sont décapité, mais je suis sur qu'ils s'amusent bien entre eux, on s'amuse toujours bien entre soldats. J'avance lentement dans cet enfer blanc, je ne suis plus sur terre, mon corps n'est en fait qu'un grossier appendice inutile, j'aimerai tellement m'en débarrasser mais il faudra encore attendre un peu, un tout petit peu. Et toujours ces odeurs qui me portent, guident mon pas dans cet univers de brume et de plomb. La furie des dieux sifflants s'élève de nouveau et je souris, ces derniers temps ils sont d'humeur boudeuse, oui je souris. Les yeux levés vers un ciel blanc et opaque je me mets à rire, les rapaces de mort ne m'auront pas, personne ne peut m'avoir, ils ne savent toujours pas ça ? Comment peuvent t-ils l'ignorer ?

 

La lumière du jour commence lentement à se retirer et le froid a m'irriter, au loin je crois percevoir du mouvement dans ce blanc aveuglant. Rapidement des voix russes se font entendre, je suis heureux d'être rentré a la maison , cependant alors que je m'affale au sol on me relève et je distingue de la colère parmi mes compatriotes. Aussi sûrement que les rivières s'écoulent et que les verres se brisent je devais mourir. On me mena comme un pantin et on me mit à genoux puis on m'accorda la dernière ration de l'union républiques socialistes soviétiques ; neuf grammes de plomb.

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12 mai 2012 6 12 /05 /mai /2012 02:23

 

siégeant au cœur du néant, les éternelles flammes s'observaient

De son ardeur rubiconde la grande rouge vibrait, extatique

et l'Albatre fragile, au son d'une mélodie blanche dansait

dessein d'un indifférent destin, furent brisés les liens antiques

 

 

Entre les deux gouttes de lumière le pas s'était allongé

Mais les voiles cosmiques n'étaient eux même que fragile dentelle

tant l'éclat des deux immortelles mais impuissantes chandelles

inondaient le voile sombre de la nuit, leur geôlier aveuglé.

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19 octobre 2011 3 19 /10 /octobre /2011 03:21

Je déambule dans une fôret de parapluies

Je dandibule sous une pluie de cordonnet

A peine esquissées les aquarelles s’évaporent

Et du ciel d’or les images enlacées…..

 

Je vois les poissons chanter, j’entends les oiseaux buller

Nuits embrasées et journées cendrées

Petite Morphée invite moi encore

Au creux de tes bras ou siège la liberté

 

Quand sonne le glas il faut dire adieu

Les masques de grisailles de la cité

M’enchainent dans des mailles de morosité.

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25 avril 2011 1 25 /04 /avril /2011 18:34

Bourgeon de lys, de ta fragrance émerveille

 

Les blancs parterres de Ionie, appeau du long char

 

Ton audace te mène a un nouvel éveil

 

Des choix(,) impuissant(e)s tu seras le témoin hagard

 

OUTRAGE ! ho sacrilège héros Locrien

 

Sussure ton crime en ton cœur si amer, serpent !

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31 décembre 2010 5 31 /12 /décembre /2010 14:12

Le vieillard noueux prit place non sans peine à sa table. Sa peau ravinée était à l'image de ses vêtements grisâtres et trop amples. Neriaa avait senti un frisson dès que la porte s'était effacée, et pourtant, mue par une étrange curiosité elle s'approcha de lui, le regard soudain vide et lointain. Il la contempla longuement, puis prit la main qu'elle tendait et pu voir ce qu'il avait attendu toute sa vie....

Elle était comme paralysée, ses yeux d'un noirs profond semblaient scruter si profondément en elle. Un lien fragile et puissant tout à la fois s'était installé entre eux. Le temps avait cessé sa course folle et reprenait son souffle, comme pour mieux contempler ce moment. Un large sourire apparut sur le visage usé de l'homme. La jeune fille, malgré la fatigue teintant ses traits, avait cette beauté inaltérable, celle qui n'avait besoin d'aucun artifice pour s'épanouir. Tout en la fixant de son regard de jais le vieil homme se leva et invita la serveuse a le suivre a l'exterieur. Leurs mouvements étaient nimbés d'une aura de douceur et il semblait a tous qu'elle lui appartenait, ce qui était étrange devint naturel.

J'observais la scène depuis ce qui semblait être une éternité, j'essayai de bouger, mais en vain, mon corps ne m'appartenait plus. soudain je réalisai ce qu'il se passait, je devais tout faire pour que ça ne se reproduise pas. jamais. je fit un terrible effort de volonté afin de pouvoir me rendre maitre a nouveau de cet endroit, et je parvint enfin à un résultat. Le vieillard devint brume, Neriaa me regardait a nouveau, comme jadis; et me sourit.

Quand j'ouvrai les yeux la sueur perlait sur tout mon corps, je rejetai la couverture et refermai les yeux.

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29 novembre 2010 1 29 /11 /novembre /2010 14:12

Je crois n’avoir jamais vécu quelque chose d’aussi intense que cette faim. Elle me tiraillait et grandissait en moi jusqu'à annihiler tout le reste. Chaque battement de cœur , chaque respiration, chaque mouvement me coutait  et ravivait un peu plus cette amante insatisfaite. Mon regard avide balayait les environs de cette minuscule grotte mais rien ne vivait, rien a par ma faim dévorante. Un voile blanc opaque barrait l’entrée de la cavité, et le vacarme assourdissant de la tempête me rappelait la folie de cette bataille. Puis, comme une morsure de scorpide tout me revint,les cris de guerre, les renaclements des chevaux, les hurlements d’agonie de mes compatriotes, la puanteur des  réprouvés, insulte au vivant et la douleur ; cette profonde douleur dont les échos me parvenaient encore épisodiquement. Cette dague maudite et empoisonnée aurait eu raison de moi si ce troll n’avait pas succombé sous le coup de mes sortilèges. Je me retournai , regardai ce corps émacié et pale et me demandai avec le début d’un sourire quel démon avait pu s’en repaitre. Et elle revint encore plus forte, des tremblements se mirent a parcourir mon corps en tous sens, cette vorace me brisait tant que l'espace d'un instant j'entrouvis la possibilité de devorer la chair de ce troll....Mais la vague passa et cette idée s'évapora


Je commençais doucement a reprendre mes esprits et fut frappé presque immediatement par le désespoir de ma situation. Je n’avais aucun vivre, j’étais a bout de force, la vallée d’Alterac était maintenant aux mains de la horde et surtout il n’y avait rien pour sustenter ma faim, pas la moindre bribe d’etre vivant. Je m’étais déjà remis  de blessures bien plus grave mais une créature de chair et de sang en avait immanquablement payé le prix. Ainsi allait s’achever la vie d’Yysh de Hurlevent, démoniste assermenté…Paradoxalement cette idée ne m’effrayait plus comme par le passé, je me sentais prêt, le néant allait m’accueillir et enfin elle me quiterra.Alors que je m’allongeai j’entrevi le visage de ma sœur Neriaa. Il y avait maintenant tant d’année qu’elle avait choisi cet orc et qu’elle avait été passé par les armes. Je ne me suis jamais pardonné ma passivité, malgré tout c’était ma sœur et sa seule faute fut sa naiveté et son amour. Apres tout peut etre la retrouverai-je ; quelle idiotie je devais avoir perdu beaucoup de sang pour avoir ce genre d’idée. Alors que sa voix résonnait a nouveau a mes oreilles je sombrai dans les draps vaporeux de l’inconscience…..

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14 mai 2010 5 14 /05 /mai /2010 18:31


les neufs fixaient de leur oeil tragique

ce stérile et si vide désert

messager d'une mémoire inique

qui souvent pale et loin le dessert

 

Les nobles filles de Mnemosyne

s'étaient tu et guettaient maintenant

ce lieu qui dénué de leurs mines

ne laissait qu'un grand écho béant

 

Il attendrait en vain leur retour

questant leur regards impavides

tempetant et hurlant contre les horizons sourds

 

mais sans elles, il n'était qu'un usurpateur

 

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22 février 2010 1 22 /02 /février /2010 19:46
Voute aveuglée
Et les lumières du ciel dansant
Tourbillonant et tournant embrassèrent la terre

Echos reveurs
Et les turbulences de la ruche
Sous un albâtre voile s'apaisent, indolentes

Paisible vague
Qui en toute quiétude s'étend
Plonge le nomade dans une éxtase éthérée
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8 janvier 2010 5 08 /01 /janvier /2010 04:00
Tertres endeuillés, et tenébreux abîmes
D'un pygmalion surgit son albâtre racine
l'océan rosâtre que sa course dessine
dans une mort grise s'éteint et s'abîme.

Pafois s'orne son pourtour de blessures intîmes
qui de l'âme ne sont que les aspects idoïnes
fort souvent il se part , écarlate vitrine
Des désirs et des songes ö pantomimes.
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11 juillet 2009 6 11 /07 /juillet /2009 14:17

Je me trouvais une fois de plus au cœur des ondes et des songes

mes yeux vagabondaient sur les raies de lumières fugitives

La houle, le grincement doux du bois et le bruissement du vent,

composaient une mélodie onirique sur ce navire......

 

....Et pourtant une fois de plus mon ecoeurement gronde et ronge

ce preux vagabond aux traits maintenant amers et livides,

qui s'écroule dans le hurlement des alysées aux abois

et se décompose dans une mélopée hérétique.......

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